Stéphane Goin | Mad(E)in USA

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15,000 miles on the road … stopping off 11, 12, 13 times, heading off again as many times. Crossing 36, 37, 38 States, fingers trigger-happy, exhilarated at the idea of capturing the American dream… 
It is here, overwhelmed by the vastness of it all and, above all, mesmerised by the road so vividly conveyed by Kerouac, that colour, space, a sense of infinity, really came home to me. My subsequent chance encounters with the work of Stephen Shore, Jim Dow, William Eggleston, Robert Franck and countless others, inspired me to go off and follow in their footsteps. I wanted to see, after so many years, whether the places in their work still existed. I wanted to see for myself that particular light, experience that mood. 
Cinema was naturally a huge influence, with Wim Wenders’ “Paris Texas” and “Don’t Come Knocking” leading the way. 

Gradually, my project took shape under the working title “Mad(e) in USA”. It matured over several years as the people and smiling faces I encountered allowed me to put my finger on the charm of this continent, to grasp the reasons for its legendary attraction. 
From the Lorraine Motel in Memphis to the hot rod races on the Great Salt Lake, I developed a fascination with these wild open spaces, this intensity and these distances… There are, without doubt, a few cultural differences, but for a European brought up to the sound of rock ‘n roll and fed on sitcoms such as “Happy
Days”, touching down on American soil is far from being a cultural shock. For me, it was more of a revelation.

(version française ci dessous)

15ooo Miles sur la route… 11, 12, 13 arrivées, autant de départs. 36, 37, 38 états traversés les doigts dans la prise à la recherche du rêve américain… Ou de
ce qu’il en reste.Bien sûr, ce n’était pas la traversée de Ravel sur un superbe paquebot dans les années trente, ce n’était pas le vol inaugural du Concorde, mais ce retour sur le continent nord américain, phantasmé par certains, détesté par d’autres, où se perdre est si facile, m’a permis de mieux comprendre la fascination qu’exerce ce rêve sur les gens, ce besoin vital d’y vivre et jusqu’au bout ce seul but : devenir Américain. C’est ici, sur ce continent, sublimé par le contraste et surtout la route si bien décrite par Kerouac, que j’ai découvert la couleur, l’espace, l’infini.Ce projet, intitulé « Mad(e) in Usa » s’est déroulé sur plusieurs années. Au gré des rencontres, des visages, j’ai ressenti ce qui faisait la magie d’un continent et son attraction légendaire.Du Lorraine motel à Memphis aux courses de
hot rod sur le grand lac salé, je me suis grisé de cet espace, si sauvage parfois, de cette intensité et de ces distances…

 

Stéphane Goin est né à Marseille en 1972, vit et travaille à Lille. Après des études de communication, c’est vers la peinture qu’il se dirige, en
parallèle il travaille dans la presse, l’édition et la publicité.De ses premiers voyages sur le continent nord américain naitra cette envie de découvrir et photographier ce rêve américain, ou ce qu’il en reste. Le projet mad (-e- ) in USA et 15000 miles sur la route retrace la traversée de 38 états. 

http://stephanegoin.com/