Leïla Garfield | Ni vraiment ici, ni vraiment ailleurs

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Je fais des photographies lorsque je sors de ma propre vie.
Chaque année, je voyage.
Je prends le temps.
J’observe le monde.
Ailleurs.

Ces escapades, plus ou moins longues sont mes terrains de jeux, mon inspiration.
Je marche, je regarde, je note, j’invente, je photographie.

D’habitude je classe les images selon les destinations : Berlin, Budapest, Venise, Los Angeles…
Les titres de mes séries sont souvent très simples, un peu comme des étiquettes sur des dossiers, se résumant au nom d’une ville ou d’un pays.

Néanmoins il me semble depuis quelques temps que certaines images ne sont pas vraiment à leur place dans leurs villes respectives, on dirait qu’elles ne veulent pas être catégorisées, qu’elles résistent pour ne pas se fondre dans la masse. Elles sont différentes. Pourtant prises au milieu des autres images, elles restent à l’écart, elles sont plus indépendantes. Je ne les remarque pas toujours au premier abord. Il faut du temps pour qu’elles se laissent apprivoiser, qu’elles se montrent.

Cette série est en cours, ces images sont mystérieuses et capricieuses, elles sont à la fois des morceaux de rien, de tout et des bribes de vie.

Website: www.leilagarfield.com

Leïla Garfield est photographe. Elle est née à Paris, d’un père syrien, et d’une mère franco-russe. Elle a fait ses études entre Paris et Berlin (du cinéma à la Sorbonne Nouvelle – de la photographie expérimentale aux Beaux Arts de Berlin). Elle a auto-édité plusieurs livres de photographies notamment ‘Warum Berlin’, ‘Los Angeles, oublier tout le reste’, ‘Berlin Everyday’ ainsi que de nombreux photozines ‘Une tranche de pâté avec de la gelée autour (et autres histoires édifiantes)’, ‘Jamais en vacances’, ‘Tout sauf mes cheveux’, ‘Berlin est une fête’… Leila se partage entre Paris et Berlin depuis 2004 et expose régulièrement dans les deux capitales. Elle a notamment exposé à l’institut Goethe de Paris, au service culturel de l’Ambassade d’Allemagne et à l’Office Franco Allemand pour la Jeunesse de Berlin.
Si elle photographie toujours en argentique, c’est parce Leila aime la rigueur que cela lui impose. Son approche documentaire révèle à la fois une monde ouvert et intime, où les fragments permettent d’aborder l’humain dans son quotidien, et d’en restituer une douceur et une force fragile.

‘Neither here, nor there’
I take photographs whenever I step out of my own life.
Every year, I travel.
I take time.
I observe the world.
Elsewhere.

These trips, short or long, are my playground, my inspiration.
I walk, I look around, I take notes, I invent, I take pictures.

Normaly, my pictures are classified by destination : Berlin, Budapest, Venice, Los Angeles…
The title of my series are often simple, like labels on files, stating the name of the town of country.

However, lately it seems that some images are reluctant to be classified. They resist, they are different and don’t want to melt with the others. They were taken at the same time, but they step out. I don’t always notice them at first glance, they need time to be tamed, and reveal themselves.

This is a work in progress, these images are mysterious and whimsical, they are parts of nothing, of everything, parts of life.

Website: www.leilagarfield.com

Leila Garfield is a photographer. She was born in Paris, from a syrian father, and a mother with french and russian origins. She studied in Paris and Berlin (cinema at the Sorbonne – experimental photography at the University of Arts in Berlin). She selfpublished various photobooks, and photozines. Leila is living
between Paris and Berlin since 2004 and regurlarly exhibits her work in both cities.
She still works with analog photography because she likes its rigour. Her documentary vision reveals an open and intimate world, where details show humankind in everyday life, and reveal both tenderness and a delicate strength.