![]() © Frédéric Iovino |
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Petites mutilations quotidiennes
2004-2008
Ce travail est pour moi le moyen de prendre des distances avec la pratique de l’autoportrait. Je tente de m’éloigner de l’image de mon propre corps pour m’approcher du corps des autres, du corps de l’Autre. Je le scrute, l’observe dans ce qu’il a de plus intime et d’éphémère.
C’est un moyen pour moi d’établir une cartographie du corps dérisoire : en fait de mutilations et d’imagerie médicale dont je m’inspire de l’esthétique, il s’agit en réalité d’empreintes, de traces bénignes et de pistes erronées …
Les corps (ou plus exactement les fragments de corps) deviennent matière, chair à modeler sans devenir totalement abstraite. Chacun peut y (re)découvrir un peu de soi : son corps le matin au réveil… ou après une sieste dans l’herbe…
…Sortes de stigmates du quotidien intime….


Frédéric Iovino







